La Mucoviscidose,
un combat de tous les jours
Bonjour à tous, si je me suis décidé à faire mon blog c'est pour vous parler de ma maladie "la Mucoviscidose" qui est trop peu médiatisée et connue du grand public.
J'essaierai au mieux de vous faire connaitre cette maladie, de vous faire profiter de mon expérience et de répondre aux questions que vous vous posez.
Bonne visite et n'hésitez pas à en parler à vos proches.
Des chercheurs canadiens mettent une nouvelle fois en garde contre les dangers de la fumée de cigarette. Parmi ses composés –ils sont plus de 4000- certains pourraient carrément détruire nos défenses contre la mucoviscidose.
Cette maladie que l’on présente comme uniquement génétique, est liée à un dysfonctionnement de la protéine CFTR (pour cystic fibrosis conductance regulator). Or d’après Christine Ouellet et son équipe (Université de Sherbrooke), la fumée de cigarette pourrait justement diminuer voire supprimer l’expression de cette protéine. A cause notamment, d’un phénomène de stress oxydatif .
D’ici à entraîner une mucoviscidose… la conclusion peut paraître osée. Toujours est-il que la moindre expression de cette protéine « pourrait contribuer aux manifestations cliniques observées chez bon nombre de fumeurs », et que l’on retrouve dans la mucoviscidose : toux, expectorations, bronchites bactériennes répétées notamment. Sans compter que cette protéine pourrait aussi être en cause dans la survenue de la broncho-pneumopathie obstructive chronique (BPCO), une pathologie qui affecte de très nombreux fumeurs.
Source : www.destinationsante.com
Voici une des animations de la Virade
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Principe |
La carte d'invalidité civile a pour but d'attester que son détenteur est handicapé.
La carte d'invalidité est délivrée, sur demande, à toute personne :
- dont le taux d'incapacité permanente est au moins de 80 %,
- ou bénéficiaire d'une pension d'invalidité classée en 3ème catégorie par la sécurité sociale
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Les différentes mentions de la carte |
Mention "besoin d'accompagnement"
Cette mention peut être portée sur la carte d'invalidité, si elle est attribuée :
- à un enfant ouvrant droit au complément d'allocation pour enfant handicapé, de la troisième à la sixième catégorie,
- à un adulte bénéficiaire d'une "aide humaine" dans le cadre de la prestation de compensation,
- à un adulte bénéficiaire de la majoration pour tierce personne (MTP) accordée à certains titulaires de la pension d'invalidité ou de la pension de vieillesse qui est versée à sa suite,
- à un adulte bénéficiaire d'une majoration de la rente accident du travail ou maladie professionnelle, pour assistance d'une tierce personne.
Mention "cécité"
La mention "cécité" est apposée sur la carte d'invalidité dès lors que la vision centrale de la personne handicapée est inférieure à un vingtième de la normale.
La carte d'invalidité donne droit :
- à une priorité d'accès aux places assises dans les transports en commun, dans les espaces et salles d'attente, ainsi que dans les établissements et les manifestations accueillant du public (pour le titulaire et la personne accompagnante),
- à une priorité dans les files d'attente des lieux publics,
- à des avantages fiscaux,
- à une éxonération éventuelle de la redevance audiovisuelle,
- à diverses réductions tarifaires librement déterminées par les organismes exerçant une activité commerciale.
- Les lieux accueillant du public doivent rappeler les droits de rpiorité par voie d'affichage.
Depuis le 1er janvier 2006, il convient de s'adresser à la maison départementale des personnes handicapées (MDPH).
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Instruction de la demande |
La demande est instruite par la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées, au sein de la MDPH.
La carte d'invalidité est délivrée pour une durée d'un à dix ans.
Son attribution est révisée périodiquement en fonction de l'évolution de l'incapacité.
La demande de renouvellement de la carte doit être faite selon la procédure de demande décrite ci-dessus. Il convient de l'adresser plusieurs mois avant la date d'expiration de la carte en cours, compte tenu des délais d'instruction de la MDPH.
Source : http://vosdroits.service-public.fr/
Yannick, 22 ans, atteint de mucoviscidose, doit partir seul en métropole pour subir une greffe. Compte tenu de l’intervention, Yannick en a, au minimum, pour deux à trois ans en métropole. Sa famille souhaite être présente à ses côtés pendant cette épreuve. Après avoir lancé un appel au secours sur les ondes d’une radio locale, sa mère espère avoir un soutien financier des autorités.
D’apparence, Yannick est un jeune homme ordinaire. Âgé de 22 ans, il a une petite amie et est inscrit en première année de droit. Malheureusement Yannick souffre d’un mal qui le ronge de l’intérieur : il est atteint de la mucoviscidose. Si jusqu’ici, il avait réussi à cacher sa maladie, aujourd’hui il ne peut plus se déplacer sans sa bombonne d’oxygène. “Jusque-là ça allait bien. Je lui faisais des tisanes quand il avait des crises. Il pouvait alors continuer sa scolarité. Mais depuis quelque temps il s’essouffle très vite et il faut souvent l’hospitaliser pour une période allant de deux à trois semaines”, raconte, inquiète, Gilette Volsan, sa mère.
L’état de santé du jeune homme se dégrade au fil des jours. Et l’urgence d’une transplantation se fait de plus en plus pressante.“Nous avons contacté l’association “Vaincre la Mucoviscidose” mais ils nous ont dit qu’ils ne disposaient pas suffisamment de fonds ici. Ils ont donc promis de contacter leur siège en métropole”, poursuit Gilette.
Elle mène ce combat avec son fils depuis plusieurs années déjà. Yannick avait 2 ans et demi lorsque ses parents découvrent qu’il est atteint de la mucoviscidose lors de tests réalisés en métropole. Un salut que ces frères aînés n’ont pas eu la chance d’avoir. “Lorsque j’ai perdu mes trois premiers garçons je me suis accrochée à Yannick. Je n’avais plus que lui. Si nous tenons ferme c’est grâce à lui. Sa joie de vivre nous donne la force de nous battre pour lui”, témoigne Gilette. La maladie, à l’époque mal connue à La Réunion, n’avait pas été détectée chez les premiers fils du couple. Ils sont morts très jeunes.
ÉPUISÉ MAIS PAS ABATTU
“J’ai toujours vécu avec cette maladie pour moi il n’y a rien de changé ”, confie le jeune homme encore épuisé par la maladie. Durant les périodes de crises, le quotidien de Yannick n’est pas rose. Mais il garde toujours le sourire. Pas question de baisser les bras. “Quand parfois je craque, il me dit de ne pas pleurer que tout ira bien”, raconte Gilette. Yannick n’en n’est pas à son premier acte de courage. À l’université, personne n’est au courant de sa maladie. Selon lui, il s’agit avant tout d’une preuve d’humilité. “Quand je vais bien, je prends la voiture et je sors avec des amis. Mais quand je vais mal, je leur dis que j’ai de l’asthme.”
Aujourd’hui le jeune homme n’a plus la force de résister à la maladie. Dans une quinzaine de jours il doit se rendre en métropole pour une transplantation. Si tout est pris en charge pour son voyage, ce n’est pas le cas pour ses parents qui doivent tout vendre pour l’accompagner. Compte tenu de l’opération de Yannick, la famille devrait rester sur Paris pour au moins trois ans. Là-bas, ils devront faire face aux diverses dépenses de loyer, d’alimentation, sans compter les frais liés aux soins de Yannick. En outre, le couple n’a aucune connaissance ou proche dans la région parisienne. Mais pour Gilette, la vie de Yannick n’a pas de prix. Pour ce dernier, cette opération sera surtout synonyme d’une nouvelle vie. “Tout sera possible à partir de là”, a t-il conclu.
Pour faire des dons veuillez contacter Gilette VOLSAN au 02 62 51 15 27
Source : www.clicanoo.com
Les Virades de l’espoir ne sont plus à présenter
Pendant un week-end, bénévoles, volontaires, parents et enfants se retrouvent pour un moment fort qui n’a qu’un seul objectif: courir contre la mucovisidose.
Ce moment phare mobilise plusieurs centaines de personnes sensibilisées à ce combat et font appel à la générosité de tous, générosité indispensable à la recherche.
L’Ariège est l‘un des départements porteurs de cette initiative. En effet, les chiffres des dons montrent une assez forte progression, notamment en 2006 avec +10%.
Hélène Bertrand, présidente de l’association a ainsi pu annoncer le chiffre de 13.929 €uros de dons.
L’association «Vaincre la mucoviscidose» est à l’image de ses adhérents. Elle n’oublie pas les personnes qui s’impliquent pour soutenir les familles et les malades.
Ainsi cette année, pas moins de 10 médailles ont été remises par la présidente de l’association, Hélène Bertrand, dans les locaux de Caisse Primaire d’Assurance Maladie.
Parmi les médaillés, le Journal de l’Ariège, le comité d’entreprise Aubert & Duval, la Croix-Rouge française, la MAP, le docteur José Médina, MM Lotis, Hebrard, Piot, Rouget et le docteur Come.
Pour 2007, l’objectif reste le même: «courir pour vaincre la maladie».
Source : www.ariegenews.com
"Alors que j'étais enceinte de 4 mois, j’ai appris que mon bébé faisait partie d'une catégorie à risque de Trisomie 21… A 22 ans c'est un coup dur ! J'ai passé une amniocentèse (pas terrible une aiguille de 20cm plantée dans le ventre), avec la peur horrible de perdre mon bébé à la suite de cette intervention ...
Deux semaines à attendre les résultats … Pendant ce laps de temps, pour la première fois, j’ai senti mon bébé bouger dans mon ventre c’était MAGIQUE... Mais cela signifiait également quatorze où je me réveillais en pleurant, en me disant que je ne pourrais jamais laisser partir mon enfant pour n'importe quelles raisons.
Heureux dénouement : mon enfant n'a aucune maladie chromosomique et ce sera un garçon !
Le 23 janvier 2003, la grande aventure a commencé. J’ai donné la vie à un petit garçon de 2 kg 870 et 49 cm. Il était 17h46, tout c’est très bien passé : je dirais même que ça a été le plus beau moment de ma vie.
Dimitri était si petit … Je me souviens encore de sa chaleur quand on l’a posé contre moi. J’ai pris sa petite main, je regardais chacun de ses petits doigts et là j’ai vraiment réalisé qu’il était à moi et que je venais de franchir une des étapes importantes de la vie d’une femme et j’espère de tout mon cœur pouvoir un jour revivre ces moments là.
Pourtant à la maternité, et en rentrant à la maison, j’ai beaucoup pleuré. J’étais très fatiguée et Dimitri pleurait souvent. On me disait " C’est normal, un bébé ça pleure !".
Mais les jours ont passé et il ne prenait pas de poids. Il était toujours très agité et ne dormait quasiment pas. C’était très éprouvant car la maternité ne ressemblait pas du tout à ce que j’imaginais ni à ce qu’on m’en avait dit.
Pendant 1 mois nous n'avons quasiment pas dormi. Il avait l'air de beaucoup souffrir et il réclamait toujours à manger. J'ai passé des heures entières à le bercer en chansons à travers chaque pièce de l'appartement.(C'est sans doute pour cette raison qu'il adore chanter !).
Plusieurs examens ont été faits mais les pédiatres n'arrivaient pas à trouver ce qui n'allait pas pour Dimitri...
C’est le 3 mars 2003, à 4 h du matin, que tout à commencé. Nous avons emmené Dimitri aux urgences car il était très mal : il n’avait plus aucune réaction, il avait l’air épuisé. Nous sommes partis de chez nous, loin de nous imaginer que la prochaine fois que nous y reviendrons notre vie ne serait plus jamais la même ...
Lorsque nous sommes arrivés devant la porte des urgences nous avons dû sonner pour qu’on vienne nous ouvrir. Nous avons attendu environs 5 minutes dehors dans le froid avec notre bébé d’à peine 1 mois, avant que l’on vienne nous ouvrir. Touts me semblait irréel, nous étions aux urgences (je n’y étais jamais allé), il n’y avait pas un bruit, il y faisait très sombre, on donnait le nom de notre enfant machinalement sans réfléchir et on expliquait ses symptômes.
Le médecin de garde qui nous a reçus était un cardiologue ; la pédiatrie n’était pas son domaine mais il à tout de suite compris ce qui arrivait à notre enfant. Il nous a demandé si tous les tests avaient été faits et surtout un précisément. Il nous a chargé de rapporter ces informations aux infirmières qui nous attendaient à la pédiatrie.
Dimitri est resté 10 jours en pédiatrie.
Je passais mes journées entières à la pédiatrie, je rentrais tard le soir car le plus souvent je préférais attendre que Dimitri ce soit endormi pour partir. Ce sont des moments de ma vie que je n’oublierais jamais tellement il m’ont fait mal. On partait et chaque soir dans l’ascenseur, lorsque la porte se refermait, je m’effondrais : c’était si dur de le laisser ! Il m’est arrivé plusieurs fois d’avoir envie d’appuyer sur le bouton pour ouvrir la porte et courir le serrer dans mes bras !
Le plus souvent c’était 21 heures, il faisait nuit et froid dehors, et je regardais la fenêtre de la chambre éclairée par la veilleuse que j’avais pris soin d’allumer. Tous les soirs je préparais des vêtements propres pour Dimitri. Je les pliais soigneusement et les laissais en vue afin que les infirmières puissent les voir. Je préparais ses petites chaussettes, son pyjama assorti ainsi que son body. Je rangeais la chambre, j’installais près de Dimitri ses peluches.
Une fois ces petits " rituels " accomplis, je partais le cœur un peu plus léger. De cette façon, j’avais l’impression qu’il se sentirait moins seul et que j’avais fait mon devoir de maman.
C’est le jeudi 6 mars que tout a basculé : depuis ce jour, mais vie est rythmée par mon moral et par celui des personnes qui m’entourent, par mes envies de pleurer et de crier mon injustice et par mes joies. Car Dimitri c’est à la fois ma plus grande joie mais également ma plus grande peine : c’est tout simplement ma vie…
Le pédiatre est entré dans la chambre est nous a dit : "alors, vous savez que votre fils à la MUCOVISCIDOSE"...
C’est à ce moment là que tout s’écroule. Tous ce que j’avais pu lire ou entendre sur ce qu’on ressent dans ces moments là se sont avérés vrais. J’avais la tête qui tournait, je n’entendais rien d’autres que cette chanson : " Allo maman bobo ", c’était une berceuse que je faisais écouter à Dimitri.
Ca reflétait exactement ce que je ressentais j’avais mal et j’avais envie que ma maman soit là, qu’elle me cajole et qu’ensuite tous seraient oubliés comme quand j’étais enfant. Mais ce n’est pas comme ça la vie, plus on grandit et plus les peines sont grandes et font mal, j’en faisais ma première expérience en ce moment même.
Je me souviens m’être déplacée pour éteindre la musique et, comme me l’avais suggéré le médecin avant de nous annoncer la nouvelle, je me suis assise. A présent j’avais un bourdonnement dans la tête qui me donnait la nausée. Une sensation de chaleur sur ma joue m'a fait reprendre mes esprits, c’était une larme qui coulait sur ma joue, une larme qui allait en annoncer tant d’autres…
Il y avait Philippe en face de moi et le médecin sur la droite, ainsi que ses deux assistants et sur ma gauche dans son petit berceau mon bébé. Je me suis levé pour le regarder il dormait si paisiblement, je lui ai caressé la joue.
Le médecin nous expliquait la maladie mais je ne l’écoutais qu’à moitié, j’étais dans ma peine. Quand il nous a demandé si on avait des questions à lui poser, Philippe lui à demandé si il serait dans un fauteuil roulant (à cette époque on parlait beaucoup de la leucodystrophie). Il nous a répondu que non et qu’au contraire il faudrait qu’il fasse beaucoup de sport et qu’il vivrait comme les autres à part qu’il serait plus sensible aux infections pulmonaires.
Je voyais le bon côté des choses et me disais qu’il prendrait des médicaments toutes sa vie un peu comme un diabétique. Mais une question m’est venue à l’esprit : " qu’elle est son espérance de vie ? " Le médecin a essayé de passé à autres choses mais j’ai insisté en lui disant qu’il ne répondait pas à ma question !
Pour le moment 30…40 ans m’a t’il répondu… Et là, c’est le coup de grâce ; un coup de pied qu’on vous met alors que vous êtes encore à terre… Comment peut-on accepter de voir partir son enfant ? comment peut-on vivre avec une telle échéance ? Et surtout pourquoi nous ? A ce moment là on en veut à la terre entière, on cherche des responsables. Depuis cet instant et tout les autres jours qui ont suivis, j’ai espéré qu’on me dise qu’ils s’étaient trompés... Mais avec le temps, on finit par accepter parce qu’on n’a pas le choix, qu’on ne peut pas faire autrement …
Le plus dur restait à venir : l’annoncer à la famille, répondre à leurs questions et surtout comme allait-on vivre avec le regards des autres ? J’avais un sentiment d’infériorité énorme. Je pense que toutes les mamans ont ce sentiment, celui que leurs enfants sont les plus beaux, les plus gentils, les plus intelligents… mon ego en prenait un coup et je trouvait même qu’il n’était pas très joli… mais ça allait changer !!!
Au bout de deux jours, Dimitri reprenait du poids il s’éveillait et je trouvais que finalement je m’en sortais bien. Le soleil du printemps commençait à nous réchauffer le cœur, nous sommes mêmes allés nous promener au bord du petit étang sous l’hôpital.
Dimitri était tellement beau. Il était dans sa petite combinaison bleu ciel, il avait un bonnet et sa petite capuche sur la tête. Je me souviens qu’il avait encore ses yeux bleus de nouveau-né. Philippe le portait contre lui, il regardait partout, nous n’étions encore jamais allés nous promener ainsi avec lui, j’étais contente. D’un coup j’avais une " bouffée de bonheur ", une envie de crier, je me sentais tellement bien, les fleurs commençaient à pointer leurs nez, les oiseaux barbotaient dans une flaque d’eau à côté de nous. Ce sont des choses qui paraissent si ordinaires mais pourtant elles reflètent tellement la vie : elle continue quoiqu’il arrive avec ou sans nous, qu’on soit heureux ou malheureux, qu’on accepte les choses ou non. Rien n’empêchera jamais le soleil de se lever, il est quelque fois caché par de nombreux nuages mais il revient briller de plus belle, c’est ainsi depuis toujours et pour toujours… Voilà pourquoi je me disais qu’il fallait que je prenne le dessus et que rien de ce que je dirais ne changerait les choses : mon fils est malade, il a la mucoviscidose, c’est une maladie grave mais pourtant il a l’air d’aller si bien…
Finalement c’est quand on croit qu’on va s’en sortir que le pire arrive. Le troisième soir après l’annonce de la maladie de Dimitri, nous sommes rentrés chez nous . Nous nous sommes mis à table mais nous n’avions rien à nous dire, les mots défilaient dans ma tête. Il faut dire que depuis trois jours j’en avais beaucoup entendu et je n’arrivais plus à faire la part des choses. J’étais très tendue. Il était un peu plus de 22 heures, j’ai téléphoné à mes parents pour leurs donné des nouvelles et j’ai raccroché. Je n’ai pas déposé le téléphone, j’avais besoin de quelques choses mais je ne savais pas quoi, besoin de quelqu’un mais de qui et je crois même que je cherche encore !
Pleurer m’a fait beaucoup de bien et cela m’arrive encore régulièrement : cela permet de libérer les tensions car elles sont nombreuses. Je n’ai pas encore trouvé une seule personne qui pense la même chose que moi au sujet de la maladie, quelqu’un qui puisse me comprendre. Je n’ai pas envie qu’on s’apitoie sur mon sort, mais qu’au contraire on me trouve courageuse et positive. Dans mon entourage beaucoup de personnes vive mal la maladie de Dimitri même si elles disent le contraire.
Voilà pourquoi je prends régulièrement contact avec des parents ou des personnes atteintes. Elles sont toujours de bons conseils et surtout je pense que ça me fait du bien d’avoir un sentiment d’appartenance à un groupe. De me dire que nous ne sommes pas les seuls, qu’avec eux j’ai un point commun très important, sans doute le plus important quand ça touche nos enfants car c’est ce qu’il est pour moi Dimitri, le plus important…
A la pédiatrie nous avions toujours quelqu’un pour nous aider au moment des repas et donc pour de la prise de médicaments. J’avais même fait un petit tableau avec les jours et les noms des médicaments pour cocher au fur et à mesure qu’il les avait pris. Ca me paraissait très compliqué mais maintenant c’est une habitude et quelques fois je fais les choses si machinalement que je ne sais plus si les ai faites…
Bien sûr, je sais que ce n’est que le début et qu’il y aura beaucoup d’autres caps difficiles à franchir, mais je pense et surtout j’espère avoir toujours cette force de prendre sur moi pour accepter les choses et aller de l’avant courageusement, pour moi et surtout pour Dimitri afin qu’il soit le plus heureux possible et qu’il accepte bien sa maladie.
Mais il arrive que quelque fois je doute de moi. Le docteur Pouyau m’a dit une fois de ne pas faire l’autruche. Et si c’était vrai... Je me sens tellement moins désemparé que son papa que quelques fois je me dis que je ne me rends pas vraiment compte que Dimitri a une maladie grave. Pourtant plus les jours passent et plus j’en apprends sur cette maladie. Je veux en connaître le maximum car je ne veux pas être prise au dépourvue, je n’ai pas peur car ce qui arrive à une personne n’arrive pas forcément à une autre. Je veux être positive, je dois être positive pour remonter les personnes qui m’entourent quand elles " ternissent le tableau ".
Aujourd’hui Dimitri va bien, il a passé un bon hiver malgré deux ou trois encombrements. La vie reprend son cours avec ses joies et ses peines. Comme disait Marcel Pagnol " tel est la vie des hommes, de rares moments de joies très vite effacés par d’innombrables peines. Ce n’est pas nécessaire de le dire aux enfants "…"
Aline la maman du petit Dimitri
Première campagne d’information sur le don d’organes et la greffe auprès des jeunes de 16 à 25 ans
Le 12 décembre 2006, à l’occasion de la publication de deux grandes enquêtes nationales menées en 2006 pour comprendre la relation que les Français entretiennent avec le don d’organes et la greffe, l’Agence de la biomédecine lance la première campagne d’information sur le don d’organes auprès des jeunes.
Cette campagne nationale donne la priorité à l’accès à la connaissance, dont les jeunes déclarent massivement avoir besoin avant d’exprimer leur position. Elle donne la priorité aux explications, à la documentation et aux témoignages. Construits sur la notion de confiance, les messages montrent aux jeunes que l’Agence reconnaît leur capacité à s’emparer d’un sujet important et profond, difficile par bien des aspects. Elle leur donne largement la parole pour qu’ils s’expriment eux-mêmes sur leur expérience du dialogue et de l’échange autour du don d’organes avec leurs pairs, leurs proches ou des tiers.
Source : www.efg.sante.fr
Cette convention qui devra entrer en vigueur avant la fin de cette année, facilitera l'accés au crédit aux grands malades.
La convention Belorgey cède la place à un nouveau dispositif conventionnel d'accès à l'assurance et au crédit des personnes présentant un risque aggravé de santé. A compter du 1er janvier 2007, les personnes malades pourront profiter des dispositions de la convention Areas - Assurer et emprunter avec un risque aggravé de santé - dont le champ d'application a été sensiblement élargi.
Amélioration de l'information
La première limite de la convention Belorgey tenait au manque de publicité sur son existence et sa portée. Désormais, tous les signataires de la convention Aeras devront faire connaître le dispositif « afin que le public en soit informé très en amont du processus », résume la FBF. Une façon de souligner que l'information, si elle repose en grande partie sur les établissements de crédit, doit aussi être relayée par les pouvoirs publics et les associations de malades.
Elargissement du champ d'application
Les associations de malades se sont battues pour que les différents seuils d'âge, de durée et de montant soient moins restrictifs. Résultat, en matière de prêts immobiliers et professionnels (dont l'obtention est soumise à questionnaire médical), le montant maximal susceptible d'être emprunté par une personne en risque aggravé est porté de 250.000 à 300.000 euros, et la condition de durée est levée. Ne subsiste qu'une limite d'âge de fin d'emprunt fixée à soixante-dix ans. Pour les prêts à la consommation (non soumis à questionnaire médical), le montant maximal est porté de 10.000 à 15.000 euros, la limite d'âge relevée de quarante-cinq à cinquante ans. La durée du prêt est en revanche maintenue à quatre ans.
Extension à l'invalidité
L'une des limites de la précédente convention était son champ restreint à l'assurance-décès, alors que les banques exigent de façon quasi systématique une garantie complémentaire en invalidité. Le nouveau dispositif est étendu à l'invalidité « pour la partie de ce risque qui peut être techniquement assurable ». Les assureurs s'engagent à couvrir la PTIA (perte totale et irrémédiable d'autonomie) et à proposer une couverture additionnelle représentant « environ un tiers des assurés relevant de la deuxième catégorie d'invalidité », autrement dit un tiers des assurés dans l'impossibilité de travailler. Pour éviter tout hiatus, les banques, de leur côté, « s'engagent à fonder leur décision de prêt sur le seul critère de la solvabilité du candidat à l'emprunt ». Et, pour border le dispositif, « les signataires s'engagent à définir en commun d'ici à la fin 2006 un processus et des indicateurs pour suivre la réalisation de cet objectif, et à examiner les résultats obtenus dans un délai de dix-huit mois ».
Mutualisation des surprimes
Toute personne dont le revenu est inférieur ou égal au plafond de la Sécurité sociale pourra bénéficier du mécanisme de mutualisation - totalement privé - mis en place par les assureurs et les banquiers. La prime d'assurance sera alors limitée à 1,5 point de TEG (l'assurance coûte entre 0,75 et 1 point de TEG en temps normal), ce qui limite à 250 % le niveau de surprime.
Renforcement du suivi de la convention
La première convention péchait par un reporting insuffisant.La commission de suivi (composée de 3 représentants des banques, 3 des assurances, 6 des associations, 4 de l'Etat et de 7 membres qualifiés) verra ses pouvoirs renforcés. Une commission des études et des recherches est explicitement chargée de collecter des données sur la mortalité et la morbidité, données susceptibles d'intervenir dans le calcul des surprimes. La nouvelle commission de médiation, qui interviendra en cas de raté, devra permettre de faire évoluer les procédures en cas de besoin.
Source : www.lesechos.fr
" Par une froide nuit de novembre 1980, je vois le jour. Pour m’accueillir, un papa, une maman et une grande sœur. Comme ma sœur, j’arrive en quelques minutes. Une grossesse parfaite pour maman et une arrivée en douceur. Le bonheur sourit à mes parents. Ma sœur, du haut de ses 4 ans, est fière de sa petite sœur tant attendue.
Malheureusement, le bonheur sera de courte durée, à moins de 24h de vie, me voila embarquée en ambulance pour subir une opération à plus de 100km de chez moi. Un iléus méconial. Un terme inconnu pour mes parents. Mes intestins sont bouchés. Voila ce qu’ils comprennent, ce qu’on leur dit. Je dois rester hospitalisée. Je n’étais déjà pas un gros bébé (2.400kg à la naissance) et voila que j’ai perdu 1kg. Maman continue de tirer son lait et me l’envoie tout les jours par train. Tout ce que je ne mange pas, va à des jumeaux prématurés.
Un mois après ma naissance, maman veut absolument me ramener à la maison, ou au moins dans un hôpital plus proche ! La distance complique les choses et maman s’ennuie vraiment de moi ! Les médecins restent vagues dans leurs explications. Maman insiste tellement que finalement, les médecins vont " avouer " qu’il ne s’agit pas d’une simple opération, mais d’une maladie, une vraie maladie incurable ! La mucoviscidose.
Mes parents garderont comme souvenir de cette annonce, l’injustice et la trahison des médecins qui savaient, mais n’avaient rien dit et une quantité de vocabulaire incompréhensible. Je peux enfin être transférée dans un hôpital régional et là, la présence de ma famille au quotidien me fait reprendre du poil de la bête et des kilos. Je peux enfin rentrer à la maison et y passer en famille mon premier Noël.
Pour mon 4ème Noël, maman nous offre un petit frère. Il est en bonne santé et il est merveilleux. (Près de 20 ans plus tard, nous apprendrons qu’il est porteur sain, ainsi que ma sœur !)
Mon enfance va se passer en douceur, malgré la présence constante de la maladie. Mon adolescence sera un peu plus dure. La crise de l’adolescence vit mal la présence de la maladie. C’est un cap difficile, que je surmonterai finalement grâce à ma filleule et à l’amour.
Malgré les soins quotidiens et astreignants de la maladie, je peux profiter de mon enfance, entourée de ma famille. A 8 ans, je suis hospitalisée pour la première fois. Et là commence le cycle infernal des cures IV. Tout d’abord une, puis l’année suivante deux… Pour en être aujourd’hui à 4 par an.
A l’adolescence, je vis une vraie rébellion. A 15 ans, je découvre que la muco peut tuer. Je le savais, je l’avais toujours su. J’ignorais, ou je voulais l’ignorer, que cela n’arrivait pas qu’aux autres. Un ami, âgé de tout juste 11 ans nous quitte. Je me prends une gifle et un terrible sentiment m’envahit. La culpabilité. Je culpabilise d’être vivante et en forme, face à ces parents en deuil. Ce sentiment ne me quittera jamais.
Plus les jours passent et plus je me bats. Plus la vie avance et plus je me sens forte. Mes parents ont toujours été honnêtes avec moi. Petite, on me parlait d’espérance de vie de 15 ans. Un lourd fardeau pour une enfant, un énorme pour une adolescente. Mais depuis plus de 10 ans, depuis que j’ai franchi ce cap, j’ai l’impression d’écraser un peu plus la maladie chaque jour. Et c’est la que j’y puise ma force.
A 18 ans, je prends mon envol et quitte le cocon familial, pour un beau mariage en blanc. Je suis restée mariée 5ans, avant de reprendre ma liberté… Je ne regrette rien. La maladie ne m’a pas empêchée de me marier, ni de divorcer. Ce qui prouve bien que je suis une femme aussi, une femme avant tout.
Aujourd’hui, je suis en couple depuis 2 ans et la vie me sourit. Des projets plein la tête…
La tête dans les étoiles, les pieds sur terre.
Le sourire aux lèvres.
Le poing dans la poche pour combattre la mucoviscidose. "
Claudine 26 ans, Suisse
Merci beaucoup pour ton témoignage
Les débuts de Céline Dion comme marraine de la Fondation Canadienne de la Fibrose Kystique (Mucoviscidose) suite au décès de sa nièce.