Mai, mois de la sensibilisation à la fibrose kystique

Publié le par Pascal

Cette maladie héréditaire mortelle affecte principalement les poumons et le système digestif. À chaque année, de courageux volontaires, personnes atteintes de la maladie ou membres de leur famille, acceptent de partager ce qu’ils vivent avec le grand public. L’objectif est de faire connaître la maladie au plus grand nombre de personnes dans l’espoir de susciter la solidarité de la population. C’est grâce à son soutien que les personnes atteintes peuvent espérer qu’un jour, la maladie ne les tue plus avant 40 ans.

Le défi d’être mère malgré la fibrose kystique

Au printemps 2006, après près de trois ans de tentatives infructueuses, Michelle Cloutier réalisait enfin son rêve de devenir parent. Elle a mis au monde de magnifiques jumelles qui auront 1 an dans quelques semaines. Phénomène normal pour la population en général, mais plutôt exceptionnel dans le cas de cette nouvelle maman. Michelle est atteinte de fibrose kystique. «J’ai fait une infection pulmonaire. Je ne sais pas si c’est relié à mes filles, mais comme je ne guérissais pas, j’ai dû retourner à l’hôpital recevoir des antibiotiques par intraveineuse, comme pendant ma grossesse». Aussi, elle doit continuer de prendre des antibiotiques en aérosol avec un compresseur, deux fois par jour pendant 30 minutes, afin de liquéfier les secrétions de ses poumons.

Michelle se considère chanceuse malgré tout. «Je me considère comme une femme très chanceuse parce que mon atteinte pulmonaire est légère. J’ai seulement un fatigant «chat dans la gorge» la majorité du temps. J’ai complété des études universitaires et je travaille comme travailleuse sociale à temps partiel dans un CLSC. Je suis mariée avec l’homme avec qui je partage ma vie depuis 10 ans et ma santé pulmonaire me permet de courir 30 minutes sur un tapis roulant. Parfois, je me demande combien de personnes FK sont aussi en santé que moi».

Michel admet toutefois que quand elle a la grippe et qu’elle a un peu de difficulté à respirer, il lui arrive de se demander si après la grippe, elle retrouvera sa capacité pulmonaire.

Depuis qu’elle a ses enfants, elle réalise qu’une possibilité existe que ce soit plus difficile pour sa santé et justement, elle la tient moins pour acquise. Sa plus grande peur reste de voir son état se détériorer. «Il y a toujours une incertitude qui plane. Je n’y pense pas trop, mais chaque fois que j’ai une grippe, je me rappelle que je ne suis pas invincible».

 Source : www.letraitdunion.com

Publié dans l'info minute

Commenter cet article