Donner de son vivant

Publié le par Pascal

Don d'organes, don de vies : pensons-y

"Ryslène est née à la fin du mois de septembre quelque part en Provence. Cela aurait pu être le début d'une belle histoire mais son teint de porcelaine a rapidement pris une couleur de safran. Quatre semaines après, le diagnostic tombait : atrésie des voies biliaires.

Une seule solution : la greffe du foie. Notre première réaction fut la peur de perdre notre enfant : comment trouverait-on un autre petit foie pour remplacer celui qui est malade. Les médecins m'informent, je découvre qu'il existe la possibilité de faire une greffe hépatique à partir de donneur vivant apparenté.

Je réalise que c'est notre dernière chance. Question cruciale : Qui va être le donneur ? Nous nous proposons spontanément avec son père. Il s'avère que c'est moi car je suis la seule compatible. Ensuite, c'est la rencontre avec le chirurgien qui va être détermiante pour moi. Enfin des informations claires, des paroles rassurantes mais qui ne minimisent pas les risques de l'intervention.

Puis c'est l'émotion, la joie. La greffe va avoir lieu. Je vais pouvoir offrir une partie de mon foie pour sauver ma fille. Je suis heureuse à l'idée de participer activement à la survie de mon enfant.

Ce don, ce fut avant tout un acte d'amour, le cadeau d'une vraie nouvelle vie.

Aujourd'hui, Ryslène va très bien : les longs mois d'hôpital n'ont altéré ni sa beauté ni sa gâité."

Juliette, Provence 

Source : "Don d'organes : d'une vie à une autre..."  Etablissement Français des Greffes  www.efg.sante.fr

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