Une mère raconte comment sa fille de 16 ans revit dans cinq autres personnes

Publié le par Pascal

Exorciser son deuil. C'est ce que Diane Tremblay a fait en écrivant le livre Vivre, mourir et revivre , qui raconte l'histoire de sa fille de 16 ans. À son âge, elle avait déjà signé l'endos de sa carte d'assurance-maladie.

«Quand elle est décédée, on était en état de choc. Mais étant donné sa signature, on a finalement décidé de respecter sa décision», raconte Mme Tremblay. Ainsi, cinq organes du corps de Josiane ont pu être transplantés sur d'autres personnes. «Si elle n'avait pas signé sa carte, je ne suis pas sûre qu'on aurait accepté ça», lance sa mère.

Aujourd'hui, elle n'a pas de regrets. Mme Tremblay est plutôt heureuse de penser que sa fille revit dans cinq autres personnes, un peu partout au Québec. Chaque mois d'avril, elle s'implique auprès de Québec Transplant pour promouvoir le don d'organes dans les centres commerciaux.

«Dix ans après sa mort, j'étais toutefois rendue à une autre étape. Il fallait que je raconte l'histoire de Josiane», explique-t-elle.

Son petit livre d'à peine une centaine de pages n'est pas l'oeuvre d'une grande écrivaine. Plutôt l'oeuvre d'une mère qui dit dans ses mots l'admiration qu'elle avait pour sa fille. C'est un témoignage simple, mais touchant, qui fait revivre ses 16 ans ou ceux de ses enfants.

Le livre est divisé en trois sections : l'une sur la vie de Josiane, l'autre sur sa mort et la dernière sur sa résurrection, à travers le corps des autres.

Don anonyme

Le don d'organes est fait de façon anonyme au Québec. Une façon de faire qui a plu à Mme Tremblay. Elle n'aurait pas voulu savoir, à tout le moins pas au début, qui avait reçu les organes de sa fille. «Aujourd'hui, je ne cherche pas, mais je serais quand même contente de le savoir. Si tu le sais, c'est un autre horizon qui s'ouvre», dit-elle.

Quant à un éventuel changement du système de dons d'organes québécois, pour que les prélèvements se fassent de façon automatique, Mme Tremblay n'y croit pas vraiment. «C'est peut-être une loi qui va venir avec le temps, mais pour le moment, les gens ne sont pas prêts à ça. Il faut continuer de les sensibiliser», croit-elle.

De plus, Diane Tremblay souhaite fonder une association de donneurs, qui regrouperait les familles ayant accepté de donner les organes d'un de leurs proches. «Une fois que tu as donné, tu te retrouves tout seul!» lance-t-elle. Un service de soutien téléphonique et de l'aide psychologique seraient, selon elle, les bienvenus pour ces personnes éprouvées.

Source : www.cyberpresse.ca article du 10.04.06

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

nathalie 02/09/2006 23:30

Bonjour
Moi,je suis du nouveau-brunswick est j'ai un de mes frères qui est décéder suite à un accident de la route
Il a fait don de ses reins et aujourd,hui j,ai 31 ans est j'aimerai avoir la chance de rencontrer les 2 personnes qui portent ses reins
Le pourquoi   c'est que j,ai pas eu vraiment la chance de le connaitre c'est arriver en 1984 alors que j'avais 9 ans.
Est il me manque quelque chose alors pour me conblé j'aimerai seulement avoir la chance de les rencontrer   merci bien a vous xox

Françoise Rêves IsÚre 02/06/2006 20:13

j'ai une carte de donneur depuis longtemps, et chaque membre de ma famille, aussi, mon mari, mes 2 filles et mon fils, chacun connait l'opnion de chacun à ce sujet.
Il est bien ton blog et instructif.

Elise 13/05/2006 14:24

J'ai une carte de donneur, mais je pense qu'il faudrait repenser le système, que l'information soit informatisé par exemple avec la carte vitale. Car beaucoup ne savent pas trop quoi faire quand survient un décés, et je crois que cela fait peur.

Madison 23/04/2006 11:44

Très émouvant ce témoignageBravo pour ton blog. Bon courage et bonne continuation !