Repousser plus loin les limites de la mucoviscidose

Publié le par Pascal

Souriante, toute menue, blonde et bronzée, Catherine est pimpante. Volubile, elle se raconte sans apitoiement. «A l'âge de 15 ans, j'ai commencé à tousser régulièrement le matin. J'ai été voir une vingtaine de médecins. On m'a dit que c'était d'origine psychologique ou allergique. La mucoviscidose a été détectée l'année suivante. A l'époque, l'espérance de vie se situait aux alentours de 18 ans. Je me sentais en pleine forme. Je faisais du ski, du tennis. Je ne me voyais vraiment pas mourir deux ans plus tard.»

A l'époque, Catherine, aujourd'hui à l'aube de la quarantaine, a suivi des séances de kiné, pris des aérosols et des enzymes pancréatiques pour soulager les symptômes de cette maladie génétique toujours incurable. A 19 ans, elle fait un pneumothorax. Plus tard, elle se marie et se fait engager, prétextant des problèmes d'asthme. Sa santé va soudain sérieusement décliner au point qu'il ne lui reste plus pour seule issue qu'une transplantation pulmonaire. Inscrite sur la liste d'attente en 2001, elle est transplantée en 2002 alors qu'elle ne pèse plus que 29 kg le jour où elle passe sur la table d'opération.

Bien que victime de complications suite à l'intervention, elle ne renonce pas à son profond désir d'enfant. Au centre de fertilité où elle se rend, on lui refuse le traitement, avançant son espérance de vie suite à la greffe qui serait de trois ans! Catherine ne veut pas y croire. Valentine voit le jour en 2005, premier bébé né en Belgique d'une maman muco transplantée.

Y a-t-il plus beau message d'espoir ?

Source: www.lalibre.be article du 18.05.06

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