Quand une mort peut sauver des vies

Publié le par Pascal

La mort encéphalique : en parler avant qu'elle ne nous surprenne

 

"Il y a quatre ans, Max, mon mari, est mort à 33 ans. Photographe, il se déplaçait souvent. Fauché par une voiture, il est tombé dans le coma. Le lendemain, on m'a appris qu'il était en état de "mort encéphalique". L'équipe médicale m'a demandé s'il était favorable au don d'organes. Nous en avions parlé un an auparavant à l'occasion d'une émission de télévision. Nous étions tous les deux d'accord. Mais en parler c'est une chose : le jour où ça vous tombe dessus, c'est différent.

J'ai accepté : j'ai été soulagée de prendre cette décision même si ce n'est pas facile d'assumer cette responsabilité. Ce qui m'a aidée dans cette épreuve, c'est que j'allais avoir notre deuxième enfant une semaine plus tard puisque j'étais enceinte de plus de huit mois. Je n'ai pas eu le temps de me laisser aller. Aujourd'hui j'ai envie de témoigner pour aider les gens qui attendent des organes : qu'ils continuent à espérer, de croire à la bonté des gens, à leur générosité. "

Caroline, épouse de Max

Paris

Source : "Don d'organes : d'une vie à une autre ..."  Etablissement Français des Greffes  www.efg.sante.fr

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